Vous cédez des actions en 2026 ? Ce simulateur estime votre plus-value imposable, l’impôt correspondant et le montant net conservé après la cession. Il permet également de comparer le PFU et le barème progressif selon votre situation fiscale.
Le calcul concerne les personnes physiques résidentes fiscales françaises qui détiennent leurs actions directement dans leur patrimoine privé, hors PEA et régimes particuliers.
Vous préparez la cession de votre entreprise ? Faites-vous accompagner par nos avocats en droit fiscal.
Attention : une CEHR ou une CDHR peut augmenter le coût fiscal d’une cession importante. Leur calcul suppose de connaître l’ensemble de la situation du foyer fiscal (Code général des impôts, articles 223 sexies et 224).
Estimation indicative pour une cession d’actions réalisée en 2026. Ce résultat ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé et doit être confirmé par une étude personnalisée.
Cette simulation vous donne un premier ordre de grandeur. Pour une estimation précise et un accompagnement sur-mesure de la cession de vos actions, échangez directement avec nos avocats.
Plus-value brute = (prix de cession – frais de cession) – (prix ou valeur d’acquisition + frais d’acquisition admissibles).
Le gain net correspond à la différence entre le prix effectif de cession, net des frais et taxes supportés par le cédant, et le prix d’acquisition ou, en cas d’acquisition à titre gratuit, la valeur retenue pour les droits de mutation (CGI, art. 150-0 D, 1).
Le prix de cession peut être diminué des frais et taxes acquittés par le vendeur à l’occasion de la vente : courtages, commissions d’intermédiaires et, dans certains cas, honoraires d’experts directement liés à l’opération (BOFiP, BOI-RPPM-PVBMI-20-10-10-10, § 260 et s.).
Pour des actions achetées ou souscrites, le prix de revient correspond au prix payé, augmenté des frais d’acquisition admissibles et justifiés (BOFiP, BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-10).
Pour des titres reçus par donation ou succession, la référence est en principe la valeur retenue pour les droits de mutation, majorée le cas échéant des frais admissibles (CGI, art. 150-0 D, 1 ; BOFiP, BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-30).
Exemple : vente 600 000 €, frais de cession 10 000 €, prix d’acquisition 200 000 €, frais admissibles 5 000 € : la plus-value brute est de 385 000 €.
Lorsque des titres de même nature ont été acquis à des prix différents, le prix d’acquisition retenu est la valeur moyenne pondérée d’acquisition (CGI, art. 150-0 D, 3).
PMPA = coût total d’acquisition / nombre total de titres détenus.
Il n’est donc pas possible, lors d’une cession partielle de titres fongibles, de sélectionner les actions dont le prix d’achat est le plus élevé.
Exemple : 100 actions acquises 50 €, puis 100 autres 70 €, donnent un PMPA de 60 €. La cession de 80 actions à 100 € fait ressortir une plus-value avant frais de 3 200 €.
Pour les plus-values mobilières réalisées à compter du 1er janvier 2026, le PFU est de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (DGFiP, « J’ai réalisé une plus-value mobilière, comment est-elle imposée ? », mise à jour du 17 juillet 2026).
Le PFU s’applique de plein droit. Le contribuable peut opter pour le barème progressif. Cette option est globale pour les revenus et gains mobiliers entrant dans son champ. Elle s’exerce chaque année lors du dépôt de la déclaration et, depuis l’imposition des revenus de 2026, n’est plus irrévocable (Code général des impôts, article 200 A ; BOFiP, BOI-RPPM-PVBMI-30-20 du 18 août 2025).
| Critère | PFU | Barème progressif |
|---|---|---|
| Impôt sur le revenu | 12,8 % | Selon le barème du foyer |
| Prélèvements sociaux 2026 | 18,6 % | 18,6 % |
| Abattement pour durée de détention | Non | Possible pour certains titres acquis avant 2018 |
| CSG déductible | Non | Partiellement |
| Portée | Régime de plein droit | Option globale |
Le choix doit intégrer les autres revenus mobiliers du foyer, les moins-values disponibles et les éventuels abattements, et non la seule tranche marginale d’imposition. Une fraction de la CSG est par ailleurs déductible lorsque les gains concernés sont imposés au barème progressif (DGFiP, « Les cessions mobilières »).
Les moins-values de l’année s’imputent sur les plus-values de même nature. Les moins-values antérieures sont ensuite utilisées, les plus anciennes en priorité. Le reliquat est reportable pendant dix ans et n’est pas déductible du revenu global.
Lorsqu’un abattement pour durée de détention est applicable, il intervient après compensation des plus-values et moins-values (CGI, art. 150-0 D, 11).
Les abattements pour durée de détention restent accessibles pour certains titres acquis ou souscrits avant le 1er janvier 2018, à condition d’opter pour le barème progressif (CGI, art. 150-0 D, 1 ter et 1 quater).
| Régime | Durée de détention | Abattement |
|---|---|---|
| Droit commun | 2 à moins de 8 ans | 50 % |
| Droit commun | 8 ans ou plus | 65 % |
| Renforcé | Au moins 1 an et moins de 4 ans | 50 % |
| Renforcé | Au moins 4 ans et moins de 8 ans | 65 % |
| Renforcé | 8 ans ou plus | 85 % |
L’abattement renforcé suppose des conditions supplémentaires relatives notamment à la PME concernée. Ces abattements réduisent l’assiette de l’impôt sur le revenu, mais pas celle des prélèvements sociaux ni le revenu fiscal de référence (CGI, art. 150-0 D ; DGFiP, « Abattement pour durée de détention », mise à jour du 20 mars 2026).
Certains dirigeants de PME peuvent bénéficier d’un abattement fixe de 500 000 € lors de la cession de leurs titres à l’occasion de leur départ à la retraite. Le dispositif est applicable, sous conditions, aux cessions réalisées jusqu’au 31 décembre 2031 et sous PFU comme sous barème progressif (CGI, art. 150-0 D ter).
Les prélèvements sociaux restent calculés avant cet abattement et l’abattement fixe ne se cumule pas avec les abattements proportionnels pour durée de détention (CGI, art. 150-0 D ter).
Pour une cession organisée dans le cadre d’un départ du dirigeant, la fiscalité doit être articulée avec le calendrier et la structuration de la transmission d’entreprise.
« Sur une cession significative, le choix fiscal ne se résume pas à comparer un taux. Il faut raisonner sur le foyer, les titres, les moins-values et le calendrier de l’opération. »
— Philippe Fieloux, avocat fondateur
Philippe Fieloux est fiscaliste de formation et intervient notamment sur les opérations de cession, de fusion-acquisition et de réorganisation capitalistique.
Oui. La CEHR peut s’ajouter lorsque le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple soumis à imposition commune. Son taux est de 3 % sur la fraction du revenu fiscal de référence comprise entre 250 000 et 500 000 euros pour une personne seule, entre 500 000 et 1 000 000 euros pour un couple, puis de 4 % au-delà (CGI, art. 223 sexies).
La CDHR s’applique également aux revenus 2026, sous conditions, aux foyers dépassant ces mêmes seuils. Elle garantit une imposition minimale égale à 20 % du revenu fiscal de référence (CGI, art. 224).
| Situation | Particularité |
|---|---|
| PEA ou PEA-PME | Régime fiscal propre au plan |
| Titres détenus par une holding | La cession relève de la fiscalité applicable à la société détentrice |
| BSPCE, actions gratuites, stock-options | Distinction entre plusieurs catégories de gains |
| Management package | Qualification fiscale spécifique |
| Apport-cession | Report d’imposition sous conditions |
| Donation ou succession complexe | Valeur d’acquisition spécifique |
| Non-résident | Règles territoriales et convention fiscale |
| Earn-out | Imposition du complément de prix |
| Démembrement | Répartition du prix et de l’imposition |
Ces situations nécessitent un calcul distinct ou une validation préalable. Pour les titres acquis dans le cadre d’un intéressement des dirigeants ou managers, voir également notre expertise en management packages.
Une plus-value réalisée en 2026 sera déclarée en 2027. La déclaration 2074 permet en principe de détailler les cessions, avec report sur la 2042-C. Elle n’est pas requise lorsque la plus ou moins-value a été entièrement calculée par l’établissement bancaire ou financier.
Conservez les actes de cession, justificatifs d’acquisition, frais et historiques de moins-values utilisés pour le calcul.
Elle correspond au prix de cession net des frais, diminué du prix ou de la valeur d’acquisition augmenté des frais admissibles. Les moins-values disponibles sont ensuite imputées avant l’application d’un éventuel abattement.
Le PFU applicable aux plus-values mobilières est en principe de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. La CEHR ou la CDHR peuvent s’ajouter dans certains dossiers.
Cela dépend de l’ensemble des revenus du foyer, de sa tranche d’imposition, de la date d’acquisition des titres et des abattements éventuels. L’option pour le barème étant globale, une comparaison limitée à la seule cession est insuffisante.
Oui. Les moins-values sur valeurs mobilières non encore utilisées peuvent être imputées sur des plus-values de même nature pendant dix ans.
Oui, principalement pour certains titres acquis avant le 1er janvier 2018 et sous réserve d’opter pour le barème progressif.
Non. PEA, BSPCE, actions gratuites, stock-options et autres régimes particuliers nécessitent un calcul spécifique. Le simulateur donne une estimation indicative : il ne remplace pas une analyse de la situation complète du foyer fiscal.